J’ai trouvé !!!

Comme moi, je suis sûre que vous attendiez ça depuis des mois. Que vous trépigniez d’impatience à chaque nouvel article afin de découvrir si, enfin, j’avais trouvé l’homme de ma vie. Que vous reteniez votre souffle à chaque fois que vous en lisiez les premières lignes. Et que quelques larmes incontrôlables s’échappaient sur vos joues dès que vous découvriez les tribulations frustrantes de mon petit coeur …

Mais aujourd’hui réjouissez-vous, souriez, sautez, dansez car … j’ai enfin rencontré l’homme de ma vie ! Celui avec qui je veux rire, pleurer. Celui que je veux découvrir chaque matin de mon existence en ouvrant les paupières. Celui dont les formes exquises me font frémir lorsqu’elles se dessinent dans l’ombre d’une chambre. Celui avec qui je veux partager les bonheurs et les tristesses, les joies et les obstacles qui apparaîtront dans ma destinée. Celui que je veux pour père de mes enfants à venir … Mais je ne lui ai pas encore parlé de tout ça, c’est trop tôt …

Tout le monde l’appelle Michael parce que son vrai nom est imprononçable, même pour moi. Il a 37 ans, il en aura 38 le 2 Juin. Bon c’est vrai, cela fait tout de même 12 ans d’écart entre nous, ce qui n’est pas négligeable. Mais quand vous le rencontrerez, vous comprendrez. D’abord il fait beaucoup plus jeune que son âge je trouve. Et puis en amour, lorsque deux êtres sont faits pour s’assembler, ces considérations sont à exclure, ne croyez-vous pas ?

Il est beau comme un Dieu … mais bon vous savez ce que c’est, je ne suis certainement pas objective étant donné que je ne peux m’empêcher de le regarder avec d’autres yeux que ceux de l’Amour inconditionnel. Il a vécu des tas de choses incroyables. Il a même passé quelques mois en prison. Mais rassurez-vous, il n’avait rien fait de mal, il s’agissait d’une grossière erreur qui a finalement été mise à jour. Il a été lavé de tout soupçon. Toutes ses expériences en font quelqu’un de réellement enrichissant.

En plus de cela, il est vraiment intelligent. Il a d’ailleurs quelques qualifications en tant qu’ingénieur en génie civil et dans ce cadre, il a élaboré des plans vraiment impressionnants. Comme moi, il est passionné de théâtre et de cinéma. Jouer la comédie, endosser les rôles de différents personnages, c’est vraiment son truc. Ca nous fait un point commun, un élément de plus pour être certain que notre idylle est promise à un avenir éclatant. Autre point commun : comme moi, sa mère est enseignante spécialisée. Si ça n’est pas un signe du destin, je me demande bien ce que cela peut être.

Enfin, pour terminer de vous en parler, il est d’une gentillesse à toute épreuve. Je n’ai jamais connu d’homme si parfait.

Et pour cause. S’il n’avait pas été si parfait, il n’aurait certainement pas été choisi pour jouer le rôle principal de la célèbre série « Prison Break ».

Ah, ça y est, son véritable nom me revient. Je vous en fais part, mais n’essayez pas de le prononcer, c’est peine perdue : Wentworth Miller. Appelez le Mickael, c’est aussi simple. Il aime se donner ce « nom d’artiste », Mickael Scofield. Allez savoir pourquoi.

Bon, je dois l’avouer, il y a tout de même quelques ombres au tableau. Par exemple, il est tellement parfait que la moitié des filles de la planète lui court après. Et même si je sais parfaitement qu’il m’appartient, que son coeur est à moi et que je peux lui faire une entière confiance, parfois c’est un peu dérangeant.

C’est d’autant plus dérangeant que pour l’instant, il n’a pas encore pu me voir. Moi par contre, je le connais parfaitement. En effet, j’ai veillé des nuits entières pour regarder les 4 saisons de « Prison Break ». J’ai tellement pleuré à la fin, lorsqu’il disparait (oups, vous en étiez à l’épisode 9 de la saison 3 ???). J’étais inconsolable. Heureusement, j’ai les pieds sur terre. Je sais très bien que ce n’est que son rôle, et que le VRAI Wentworth Miller est toujours parmi nous. Ca m’a permis de remonter la pente.

Mais ne croyez pas que je ne sais que ça de lui. J’ai la chance qu’il soit partout sur Internet. Entre sites de fans (rôh, elles m’éneeeeeeeervent celles-là !), sites descriptifs, interviews, interviews vidéo … je le connais sur le bout des ongles ! [Bon, c’est vrai que de ce fait, mon mémoire n’avance pas beaucoup. Mais je suis certaine que lors de ma soutenance, si je leur explique la raison de la pauvreté de celui-ci, ils comprendront. Je pense apporter une photo de Mickael.] La seule véritable chose qui m’inquiète, c’est que je parle un très mauvais anglais. Ma crainte ne réside pas dans l’éventualité que nous ne nous comprenions pas. Je sais très bien qu’en Amour, d’autres moyens de communication comme le regard, le toucher, les intentions sont plus parlantes que les mots eux-mêmes. Ce qui m’inquiète, c’est plutôt pour l’éducation de nos enfants : s’ils sont bilingues et parlent anglais tandis que je ne le comprends pas, ils pourront certainement me cacher bon nombre de choses !

A ce stade, je me sens obligée d’ajouter quelques détails. Oui, je suis amoureuse d’un acteur de série américaine. Oui, j’en suis consciente. Oui, je touche le fond. Non, n’appelez pas l’hôpital psychiatrique : ça m’est déjà arrivé, lorsque j’avais 12 ans. J’étais tombée amoureuse d’un chanteur du Boys Band « Worlds Appart ». Et j’ai fini par m’en remettre. J’ai confiance en l’avenir. A 12 ans, ça avait dû me passer au bout de deux longues années. A presque 26 ans maintenant (outchhhhh !), j’ai bon espoir de passer la St Valentin de l’année prochaine avec quelqu’un de plus « concret » qu’un poster ou un fond d’écran …  

Publié dans : Coeur | le 11 février, 2010 |2 Commentaires »

Ciiiiible en vuuuuuue !

Ça fait un moment que je l’avais repéré, comme ça, au détour de quelques bars. Un type mignon, gentil, avec l’air pas trop con. Musicien en plus, ça ajoute un peu de classe.

Un moment qu’on se croise de temps en temps, négligemment, au détour de soirées mondaines (euh … ou pas …), mais surtout au milieu de dizaines, voire de centaines de gens survoltés et/ou alcoolisés. Autant dire que je me fondais dans la masse.

Enfin, oui et non. Sauf le jour où je l’ai abordé, tout à fait innocemment, alors que j’avais certainement plus de houblon que de sang dans les veines. Il a dû tenir un peu plus de cinq minutes face à mon haleine imbibée et à mon discours incohérent. Ce qui prouve tout de même que ça ne doit pas être un mauvais gars.

Et puis un jour où je me sentais l’âme plus guerrière qu’un autre - sûrement dû à mes deux résolutions : celle, bénie et inespérée, de rayer définitivement mon ex de ma vie et celle d’augmenter au moins d’une dizaine d’heures le temps partagé avec un amoureux, même de passage -, je décide de passer à l’action. J’élabore un plan d’attaque.

Comme tout bon amiral, je mène mon bateau comme je l’entends. Mais je subis tout de même la houle et les vagues intempestives, je ne maîtrise pas tout. Heureusement pour moi, Dame Nature est de bonne humeur et la mer est porteuse : il est invité à la pendaison de ma crémaillère (vive la collocation !!!) [Interruption momentanée – Suite à une récente réclamation familiale, je me dois de modifier la déclaration précédente] (vive la collocation, et vive ma soeur !!!) [En effet, rendons à ses soeurs ce qui est à ses soeurs, la mienne est bien à l’origine du débarquement du moussaillon sur notre navire …]

Chouette, chouette, chouette ! Une belle occasion pour mettre en oeuvre la première partie de mon plan d’abordage.

Je revêts alors mon équipement : bas, jupe, petit haut, bottes à talons, bijoux, maquillage. Tout y est. Ah, non … verres et bouteilles !

La soirée était vraiment très réussie, mais très arrosée. Et la première partie de mon plan était rudement bien conçue puisque je ne me réveille pas seule. Malheureusement, tout bien considéré, je pense ne pas être sur le bon bateau : le moussaillon n’est pas le bon, l’autre a dû profiter de mon égarement pour mettre pied à terre. Résultat : moussaillon de la nuit raccompagné et gros, gros mal de crâne.

Suite à cette mésaventure, j’admets qu’il est grand temps de passer au plan B. En effet, il faut se rendre à l’évidence : à 25 ans passés (de quelques mois seulement !), on doit pouvoir atteindre ses objectifs sans aide de rhum ou de vin blanc et sans mal aux cheveux.

A grand renfort de « Putain, on n’a qu’une vie ! », de « Et puis merde, qu’est-ce que je risque ? » et de « Après tout, qui ne tente rien n’a rien ! », je conviens avec moi-même d’expérimenter l’assaut sobre et de tenter de toucher directement le porte-avion.

 

C4 … touché !

Bon, il ne faut pas rêver, on ne part pas sur le champ de bataille sans bouclier lorsqu’on évite habituellement les terrains dangereux : l’intermédiaire « mail » fera très bien l’affaire.

J’envoie donc un message pour lui proposer de partager un verre (bah ouais, je sais, j’avais dit sans alcool mais bon … on ne change pas une équipe qui gagne ! Ceci dit, je n’ai pas précisé la nature du verre …)

La réponse ne se fait pas trop attendre : je savais, perfide que je suis, que l’appel du comptoir était irrésistible dans notre contrée !

Nous voilà quelques jours plus tard accoudés au bar du navire : ripailles de cacahuètes, breuvages plaisants, discussions agréables et entourage sympathique, la soirée fut bonne. La soirée fut bonne, et c’est tout. « Merci beaucoup » (gentleman, il a tout réglé), « bonne nuit », « on s’refait ça », « à un de ces quatre » …

Soirée sympa, mais reste une petite amertume. C’est sûrement la bière. J’avais dit que j’arrêtais, d’abord.

Soit dit en passant, j’ai découvert un petit bar très agréable qui propose aussi des repas le midi, et dans lequel je ne manquerai pas de revenir quand l’occasion se présentera.

Le porte-avion n’est pas coulé, mais il est touché. Il faut poursuivre l’assaut, Amiral.

 

C5 … touché !

J’attends … Un sms ? Un mail ? Un télégramme ? Des signaux de fumée ?

J’ai toujours détesté attendre, parfois jusqu’à ce que mort s’ensuive, que les occasions se présentent … cependant, habituellement, j’attends quand même.

Mais qui dit nouvelles résolutions dit nouveaux dictons : « Si tu attends les bonnes occasions, et que tu ne prends pas de décision, tu l’auras dans le f……… baba. Dans le baba. » (oups)

Je mangerai donc un midi dans ce bar sympa, et ce sera avec lui, s’il est d’accord. Ça tombe bien, il est d’accord ! Et cette fois, je suis passée du mail au sms … un peu plus et je monte en grade !

Nous voilà donc quelques jours plus tard, accoudés au restaurant du navire : ripailles de riz et poulet, breuvages plaisants, discussions agréables et entourage sympathique, l’instant fut apprécié. L’instant fut apprécié, et c’est tout. « Merci beaucoup » (gentlewoman, j’ai insisté pour régler), « bon après-midi », « on s’refait ça », « à un de ces quatre » …

Les rendez-vous se suivent et se ressemblent, reste une petite amertume. Apparemment, la blanche a le même effet que la blonde.

Soit dit en passant, le bar est toujours très sympa et en plus on y mange très bien, j’y reviendrai c’est certain …

Le porte-avion n’est toujours pas coulé, mais touché à nouveau. Faut-il poursuivre l’assaut, Amiral ?

 

Cible en vue …

J’attends toujours … Les batailles ne sont pas faciles à mener en ce bas monde.

Tout va bien, ma vie est riche de nombreuses victoires dont je me réjouis quotidiennement … je vogue au gré des vents, bien entourée, profitant à n’en plus finir des bonheurs qui apparaissent à l’horizon.

Mais j’attends toujours et je n’aime pas ça. J’aime mieux jouer avec la vague plutôt que de la laisser éclater sur la coque de mon navire.

J’ai consulté mon plus proche équipage, mes quelques collaborateurs, pour déterminer la meilleure marche à suivre dans ce type de situation. Après une longue et sérieuse étude de cas, je fais le choix de jeter une dernière bouteille à la mer. Cessons là la métaphore, si je jette une bouteille par la fenêtre de la maison, il y a peu de chance qu’elle arrive à bon port. Ceci dit, je n’ai jamais vraiment essayé. Mais dans le doute, le sms me paraît plus sûr (je sais … je n’ai pas vraiment innové cette fois … j’avais déjà la lettre au Père Noël à faire, faut pas pousser !).

Et là … c’est le drame ! L’erreur bête ! Une salope de mouette, ou un salopard de dauphin je ne sais pas, m’a renvoyé la bouteille en pleine gueule !

Et le plus incroyable, c’est que dans la bouteille il y avait un message :

« Vas-y, lâche l’affaire ! Tu t’es faite avoir quand t’as acheté ta longue-vue ! T’as pas vu mais ton moussaillon sort déjà avec la fille du Capitaine Crochet … Signé : Némo »

 

… et bec dans l’eau !

Publié dans : Coeur | le 1 décembre, 2009 |1 Commentaire »

Just a pawn in the Department for Education’s game

Votre sang n’a fait qu’un tour, vous n’en croyez pas vos yeux et pourtant la réalité est là : je me mets à l’anglais ! Juste une phrase pour vous faire connaître un jeu. Un GRAND jeu. The « Department for Education’s game », que nous nommerons DEG pour plus de brièveté.

Pour commencer, il me faut vous expliquer comment participer. Il suffit de passer un concours. Vous savez, celui dont tout le monde rêve pour pouvoir passer 14 semaines de l’année les doigts de pieds en éventail ? Oui, voilà … Professeur des Ecoles.

Une fois que vous l’avez obtenu, le jeu peut démarrer.

Partie 1 du DEG, 2005-2006 : PE2

Il s’agit simplement d’une phase de préparation. Formatage. Parce que, bon, on n’entre pas comme ça impunément dans le DEG. Il faut être conditionné.

Donc, l’IUFM (Institut Unique pour Formatage Modèle) s’évertue pendant une année scolaire, grâce à un certain nombre de méthodes savamment étudiées, à transformer un individu lambda en un mouton bêta [bêêêêêêêêêê]. L’agitation des spectres « diplôme refusé », « enseignant rejeté » et « formation prolongée » est de loin la méthode la plus efficace. Mais elle ne peut être optimale qu’adoptée par des formateurs spécialistes dans le domaine du « moi j’sais tout faire et toi t’es qu’un microbe ».

La partie 1 est remportée si elle est terminée dans le temps imparti. Mais il faut également que l’adversaire ne se soit pas emparé de votre « vie personnelle », que vous ayez échappé à la case « dépression » et que vous ayez gardé vos cartes « motivation ».

Partie 2 du DEG, 2006-2007 : T1

Partie la plus décisive. Vous tournez la roue de la chance, vous énoncez des voeux sur le lieu où vous souhaiteriez que se joue la partie 2.

Cette fois, l’adversaire tente de vous repousser le plus loin possible, dans le Sud (on dirait le suuuuuud … tim dam doum … c’était pourtant loin-in … tim dam doum …) du département. Là où on trouve peu d’humains mais beaucoup de vaches. Et, j’oubliais, beaucoup de poules aussi. Vos armes sont : l’ancienneté, le mariage, les enfants, l’âge avancé. Et plus l’attente est longue, plus vos chances diminuent.

Pour moi, évidemment, étant donné que je venais d’entrer dans le jeu, je ne pouvais pas compter sur l’ancienneté. Pour ce qui est du mariage et des enfants, j’ai bien fait quelques propositions par ci par là, mais les personnes qui ne jouent pas au DEG ne semblaient pas tellement intéressées. Et enfin, l’âge … petite jeunette que je suis, mon année d’avance n’a pas joué en ma faveur.

En mai 2006, certains chanceux avaient tiré le gros lot et la partie était déjà terminée pour eux, avec plus ou moins de réussite. Un juillet, un certain nombre de personnes sont sorties à nouveau.

A ce moment, j’avais rendu les clés de l’appartement dont je disposais en collocation à Lille, de peur d’être envoyée dans la magnifique campagne avesnoise, où un non moins magnifique appartement lillois ne m’aurait pas servi à grand chose (et puis, à ce moment, les vaches avesnoises me semblaient moins difficiles à supporter que de supporter plus longtemps mes collocataires lillois). Retour donc en Picardie chez pôpa-môman, en attendant que la roue de la chance veuille bien s’arrêter rapidement sur mon nom, pour que je puisse trouver un logement qui soit à moins de 150 bornes de mon lieu de travail.

Juillet passe, Août passe. Des noms et des postes défilent, toujours rien pour moi. Et puis, ça y est, tiens … les premiers arrivants dans le sud du département. Dans l’avesnois. Il faudra donc que je me résigne à cohabiter avec les habitants de la ferme qui ont l’air si mignons dans les livres (remarquez, les collocataires ont aussi l’air mignons dans les livres …). Mais je suis rassurée. La rentrée approche, je vais enfin être fixée.

Quand tout à coup, je découvre un détail de taille dans la règle du jeu : IL EST POSSIBLE D’ETRE ENSEIGNANT ET DE NE PAS AVOIR D’ELEVES A LA RENTREE. Etourdie que je suis, j’ai dû omettre de lire une ligne. Oups, non, j’ai carrément dû omettre de lire un paragraphe. En effet : IL EST POSSIBLE D’ETRE ENSEIGNANT ET DE NE PAS AVOIR D’ELEVES A LA RENTREE MAIS IL EST EGALEMENT POSSIBLE D’ETRE ELEVE ET DE NE PAS AVOIR D’ENSEIGNANT A LA RENTREE. C’est d’une telle logique que je ne m’explique pas comment j’ai pu ne pas y penser avant.

Et la rentrée passe donc. Je pourrais rester chez mes parents, mais je dois me rendre quotidiennement dans une classe qui est à une distance de 150 kilomètres. J’aime chanter à tue-tête pendant de longs instants en voiture, mais 3h de route par jour,ce n’est pas possible : pas assez de CD. Ou alors il faut que j’envisage les Worlds Apart de mon adolescence mais je me refuse à de tels sacrifices.

Je pourrais également prendre un appartement. J’ai envisagé plusieurs possibilités mais je trouve que les propriétaires ne sont vraiment pas arrangeants. Je leur ai patiemment expliqué que je pouvais partir à Dunkerque, à Douai ou à Fourmies ; en septembre, en novembre ou en décembre ; et que, bien sûr, je les préviendrais de mon départ au plus tôt la veille pour le lendemain. On dit que les gens du Nord sont accueillants, j’ai été grandement troublée de me trouver exposée à un « non » catégorique malgré les conditions idéales que je leurs proposais.

Inter Scriptum : nous arrivons à un moment du récit où les gens qui ne sont pas encore vraiment amis avec moi comprennent pourquoi il est judicieux de garder une distance raisonnable entre ma vie et la leur. CQFD.

Heureusement, j’ai un tissu social assez développé. Des amis un peu partout. Toujours prêts à rendre service. J’ai squatté des canapés, des lits et des salles de bain ; cohabité avec des chats chasseurs de tête de Fanette dans le noir (specialy dedication to Shatterton) ; installé des mini-chambres dans un coin de séjour (specialy dedication to So6) … et j’en passe. Heureusement, les amis sont généreux avec les SPF (Sans Poste Fixe).

Et enfin, au bout de 15 jours environ … l’ABOUTISSEMENT ! Qui s’est traduit par une voix masculine un vendredi soir : « Lundi matin, 8h30, CE2, Ecole M. à D. ». Enfin ! Euh … c’est ce lundi … là, qui arrive, là tout de suite, au fait ?

La partie 2 est remportée si vous parvenez, en un week-end, à faire connaissance avec vos nouveaux collègues, commander votre matériel et préparer votre première classe pour l’année à venir … Mais il faut également que l’adversaire ne se soit pas emparé de votre « vie personnelle », que vous ayez échappé aux cases « dépression » et « alcoolisme » et que vous ayez encore la moitié de vos cartes « motivation ».

Partie 3 du DEG, 2007-2008 : T2

Finalement, j’ai échappé aux herbivores et aux … [les poules, c'est quoi ? Omnivores je crois, ça bouffe tout, j'l'ai appris en préparant le CE2 ...] omnivores, et j’ai passé une superbe année, certes dans un milieu difficile mais avec des collègues formidables ! Pas un jour sans partir au combat la pâquerette au stylo ! Alors, évidemment, à la fin de l’année, lorsqu’il me faut encore tourner le roue de la chance, je mets tout en oeuvre pour rester dans cette école où la stabilité de l’équipe est si importante (si, si, ils l’ont dit à TF1. Là où y’a tout plein de gens un peu sauvages, pour mieux les contrôler, faut pas changer de maîtresses ! Faudrait les regarder plus souvent, les émissions de TF1 !)

Oui mais voilà, ça serait trop simple. Le DEG est un jeu difficile. Dans la ville dans laquelle j’exerce, il y a, entre autres, deux écoles primaires. A environ 3 km, ce qui se fait aisément à pied, de distance. Mêmes niveaux, mêmes enseignants, même circonscription.

L’ironie du sort, ou la force de l’adversaire, a fait que je me suis trouvée nommée dans l’école voisine, et qu’une enseignante de cette même école voisine a été dans le même temps nommée sur mon école. L’une dans l’école de l’autre. L’une pour l’autre. Au début c’était assez drôle : comme une bonne blague qui se terminerait par un rapide échange de nos postes, nous qui souhaitions vivement rester chacune dans nos écoles, avec nos équipes et nos élèves respectifs.

Coups de fil, lettres, soutiens, signatures, rendez-vous … rendez-vous, signatures, soutiens, lettres, coups de fil … Rien n’y a fait. L’ordinateur avait parlé, la logique incontestable et implacable de l’Education Nationale avait pris sa place. La bonne blague a duré une année entière. Mais, on nous l’a dit « c’est comme ça ». O.K.

La partie 3 est remportée si vous parvenez à passer une année correcte sans être coupable d’avoir assassiné Mademoiselle Rose, dans la salle des maîtres, avec la plastifieuse parce que ça faisait 50 fois qu’elle vous répétait la même chose. Tandis qu’à quelques 3000 petits pas de là, une équipe d’enseignants rit, chante, danse, mange, boit … et travaille un peu quand même. Mais il faut également que l’adversaire ne se soit pas emparé de votre « vie personnelle », que vous ayez échappé aux cases « dépression », « alcoolisme » et « toxicomanie » et qu’il vous reste quelques cartes « motivation ».

Partie 4 du DEG, 2008-2009 : T3

Vous tournez encore une fois la roue de la chance. Fort de votre expérience, et constatant que les dernières fois votre poussée n’a pas eu l’effet escompté, vous tentez de pousser la roue dans l’autre sens.

Le jeu tourne a votre avantage. Vous amorcez la phase ascendante et remontez vers le Nord. Vous n’êtes pas encore sur la case « arrivée » du plateau, car vous n’avez pas de poste définitif, et vous savez que vous serez encore dans l’obligation de changer d’école l’année prochaine. Mais on ne peut pas tout avoir. Monter au lieu de descendre est déjà un point positif.

Sur le chemin, vous croisez quelques joueurs qui, eux, en sont à la partie 2. Ils vous rappellent vaguement quelqu’un. Vous essayez de partager vos bottes secrètes, mais le DEG est un jeu individuel, et vous avez été bien mis en forme lors de la partie 1. C’est le jeu, les parties se gagnent les unes après les autres.

 La partie 4 est remportée si vous parvenez à faire abstraction des difficultés rencontrées par les enseignants plus jeunes que vous, des enfants déçus par le départ de leur enseignant et de ce vague sentiment d’être … « just a pawn » … Mais il faut également que l’adversaire ne se soit pas emparé de votre « vie personnelle », que vous ayez échappé aux cases « dépression », « alcoolisme », « toxicomanie » et « folie » et que vous trouviez les détenteurs de nouvelles cartes « motivation » : ils ont généralement entre 3 et 12 ans, ils parlent, ils crient même, ils ne comprennent pas toujours ce que vous essayez de leur expliquer mais ils sont tellement attachants !

 

Je viens d’attaquer la partie 5 du DEG. J’aperçois la dernière case, je vous tiens au courant dès que j’y suis !
 

Publié dans : Ecole | le 5 septembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Du temps ? De l’argent ? Achetez un cheval …

Cela faisait presque 20 ans que j’en rêvais … alors je l’ai fait ! En septembre 2007, j’ai acheté un cheval … une mignonne petite jument alezane répondant au doux nom de … Promesse d’Argent !

Jusque là rien d’extraordinaire. Je savais qu’un cheval était un investissement. Je savais que cela me coûterai, en temps et en argent. Mais ce que je ne savais pas, c’est que cela serait assez substantiel pour être le sujet d’un article.

Tout a commencé au mois de Septembre, lorsque je l’ai amenée du côté où j’habitais, chez les Che-te-Mi (cf. tirade maintenant célèbre de Monsieur Galabru …). Eh oui, en toute logique, on met son cheval en pension à deux pas de son habitation ou de son lieu de travail puisque l’on doit s’y rendre tous les jours. Définition de la pension : somme relativement comparable à la somme que tu dépenses tous les mois pour te loger, mais uniquement pour loger ton bourricot … un peu plus et il faudra leur payer l’E.D.F. !

Tout allait bien jusqu’à ce que …

Épisode 1 : J’avais décidé d’avoir un cheval pour faire un peu de concours, à savoir sauter calmement quelques obstacles. Le problème est que je dois avoir un don inné pour la cascade que je n’ai pas su prendre en compte … mais qui m’a occasionné quelques atterrissages forcés et quelques frayeurs.

Il faut dire que l’équitation est le seul sport où tu n’es pas le seul à décider de tes faits et gestes … et il est parfois difficile d’accorder les violons avec un animal d’environ 400 kilos de plus que toi ! Toujours est-il qu’un bon enseignant d’équitation sait tirer le meilleur de tout cavalier et de tout cheval, quelques soient leurs capacités. Un moins bon enseignant, pour faire bref, devrait vraiment se mettre au tricot.

Résultat : Au lendemain d’une séance d’obstacle ardue (comprendre catastrophique), je retrouve ma jument avec un genou qui a, l’air de rien, doublé de volume … PANIQUE A BORD, QU’EST-CE QUE JE FAIS ? Comme à « Qui veut gagner des millions » : le coup de fil à un ami. Mais comme on n’est pas sur TF1, il y a plus de souplesse : quelques coups de fils à quelques amis. Pour filer ensuite, à l’heure de fermeture bien sûr, à Décathlon pour trouver de l’argile. Soin insuffisant, ce qui aboutira à un appel au vétérinaire, pharmacie, anti-inflammatoires … La sécu ne prenant pas en charge les frais de nos chers compagnons …

Épisode 2 : Quelques semaines plus tard, après avoir soigné le genou en carton de ma jument, nous nous préparons à nous remettre en route vers les terrains de concours. Mais là, c’est le drame. Plus de commandes, la jument est déréglée. Après quelques vaines interventions du dit moniteur (cité précédemment), une solution apparaît : Promesse a certainement mal aux dents. La difficulté avec un cheval, c’est qu’on voit très bien quand il y a un souci, mais qu’il y a environ 57 origines possibles à un seul problème … alors la recherche peut s’avérer aussi complexe qu’une enquête policière, les sollicitations du porte-feuille en plus. J’appelle donc le dentiste équin …

Épisode 3 : Erreur. Certes, depuis que le dentiste est passé, je sens une amélioration, mais elle est de l’ordre du 1%. Il y a donc certainement un autre professionnel à solliciter … qui appeler maintenant ? L’ostéopathe !!! Non mais pourquoi pas le psychologue équin tant qu’on y est …

On achète un cheval, il doit nous supporter, effectuer des figures, sauter des obstacles, alors qu’il préférerait de vastes espaces de liberté où galoper au milieu de ses congénères … alors quand on doit le soigner et l’aider à se sentir mieux, on n’a pas vraiment le droit de lésiner sur les moyens. Ce qui donne donc un appel à l’ostéopathe … certainement riche lui aussi.

Épisode 4 : Jument soignée. T.V.B. (Tout Va Bien). Sauf que pas du tout. Après un certain nombre de péripéties, de semaines de galères et de séances plus catastrophiques les unes que les autres, j’en arrive à une conclusion : soit l’enseignant n’est vraiment pas à la hauteur, soit je suis vraiment trop nulle. Ou les deux.

Étant donné qu’il m’est impossible d’agir sur le paramètre de ma nullité sans aide extérieure, je décide de changer d’enseignant, et de revenir à des valeurs sûres : ma ptite monitrice, qui me connaît par coeur puisque cela fait maintenant 10 ans que je monte avec elle et que je lui dois beaucoup (tant au niveau de l’équitation que pour le reste d’ailleurs …). Elle est très compétente et a des tas de qualités : dès qu’elle nous a prises en main, ma ptite ponette et moi galopions aisément vers de nouvelles aventures ! Mais elle a une particularité : elle n’enseigne qu’en Picardie. Résultat, 150 km le mardi soir pour aller monter, 150 km le mercredi pour revenir dans le Nord, idem le week-end … Ce qui fait un total de 600 km par semaine, hors trajets boulot – loisirs – sorties … D’un point de vue du temps passé sur la route et de la fatigue occasionnée, ce n’est pas terrible du tout. Quand à l’aspect financier, au prix du km en voiture à l’heure actuelle, je vous laisse faire le calcul …

Episode 5 : A peu près le seul qui n’ait pas eu un gros impact financier … et pourtant pas le plus négligeable !

Jour de compétition. Retour plus exactement. Il est tard. Il fait nuit. Je monte dans le camion pour en sortir ma monture et lui offrir un repos bien mérité. Sauf que ma ponette, c’est un bébé ponette. Et un bébé ponette, ça a peur du noir ! Alors en descendant du camion, elle a cru voir un loup (vous savez, avec des oreilles pointues et de grandes dents acérées …). Et que fait un bébé quand il voit un loup ? Il saute dans les bras de sa maman en criant « UN LOUOUOUOUOUP !!! ». Alors elle a sauté dans les bras de sa maman. Sauf que sa maman (en l’occurrence, moi !) n’avait pas les bras assez larges pour accueillir 500 kilos de trouille … Bousculades, envol, réception douteuse … Sabots sur mollet, cheville et pied … Bébé ponette soudain Bébé brontosaure lorsque l’on voit la masse passer au-dessus de sa tête …

Au final, j’ai eu le droit à 3 semaines d’arrêt (et ouais, ces profs, toutes les excuses sont bonnes !). Et surtout, j’ai assisté en V.I.P. à l’évolution d’une jambe mutante, que l’on pourrait croire directement issue des mondes parallèles. Côté forme, c’est difficilement descriptible. En fait, vous prenez toutes les formes géométriques que vous connaissez, voire que vous avez approchées de près ou de loin durant votre vie (si, si, un lointain cours de géométrie de cinquième …). Vous mixez bien et voilà ! Ça donne ça ! Vous voyez ? Côté couleur par contre, les unes après les autres. Parfois se chevauchant mais dans un ordre précis. Je pense que je ne suis pas passée par le classique « couleur chair ». C’est tout.

J’ai quasiment fait le tour d’horizon de mes mésaventures équestres. Enfin, j’oubliais tout de même …

Episode 6 : rêne qui casse au grand trot (pour les non-cavaliers, semblable à frein et volant du cabriolet qui lâchent à 90 km/h … à la différence qu’il est plus facile de sauter !)

Episode 7 : van (Voiture A Néquidés) que je me suis procuré à un certain prix (explosion de ma tirelire cochon), pour constater quelques mois plus tard qu’une armée de champignons a établi son campement dans le plancher. Premièrement, j’aime pas l’armée. Deuxièmement, c’est sympa les champignons, mais je les préfère dans l’assiette plutôt que représentatifs d’un plancher capable de céder sous un poids chevalin en plein milieu de l’autoroute … « Allez directement en réparations, ne passez pas par la case départ, ne recevez pas 20 000 francs ».

Episode 8 : Teigne : maladie développée par l’équidé qui commence par un simple défaut sur la peau et qui le rend semblable en quelques heures (bon, ok, j’en rajoute un peu … quelques jours) au visage de nos camarades collégiens en pleine puberté … Vous savez, ceux que l’on surnommait, mais sans méchanceté aucune bien sûr, « calculettes » … Sauf que l’acné n’est pas contagieuse. La teigne est une petite saloperie qui profite de chacun de vos moments d’inattention, et même d’attention, pour sauter à gauche à droite. Vétérinaire et produits à étaler chaque jour sur le cheval dans sa globalité (grand, le cheval, grand !), les brosses, la selle, les tapis, le filet, les bottes, les pantalons … Un réel plaisir, plus les quelques euros laissés par ci par là !

Episode 9 : Coliques : troubles du système digestif relativement comparables aux notres … Ceci mis à part que le cheval ne peut pas vomir (eh non, il n’existe pas de cheval ivrogne …) et qu’il n’est pas impossible qu’un cheval démarre des coliques et que, quelques heures plus tard, « ni vu ni vu, j’t'embrouille », on se retrouve à appeler l’assurance pour récupérer quelques centaines d’euros, en référence au chapitre 2 « Décès de l’animal ». Donc, urgence : vétérinaire, piqûres, quelques interventions dont je vous passerai les détails glauques, quelques heures passées (en général la nuit, c’est plus drôle) à marcher ledit animal pour que cela passe …

Ne vous y trompez pas, je ne regrette absolument pas mon investissement. Ca n’est certes pas rentable d’un point de vue financier, mais ça l’est réellement d’un point de vue affectif Que les mauvaises langues qui allaient proférer « mouais, enfin, ça remplace pas un mec » s’abstiennent ! D’une part un Jolly Jumper c’est parfois nettement moins emmerdant et moins décevant (cf., articles précédents). D’autre part, lorsque j’ai acheté le noble destrier, on m’avait promis un prince charmant, il était même en photo sur la boîte ! Mais bon, vous savez ce que c’est, c’est la crise, la chute du pouvoir d’achat … J’ai posé une réclamation et j’y travaille, j’y travaille !).

Toujours est-il que supporter un animal de cette envergure me donne parfois du fil à retordre … Mais je vous rassure, me supporter n’est pas chose aisée non plus (oui, je sais … on les retient, on les retient les langues de vipères !) … la preuve !

Promesse dArgent
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Publié dans : Loisirs | le 15 janvier, 2009 |3 Commentaires »

Je vous salue Fanette, pleine de graisse …

C’est décidé, je me prends en main. Ce qui m’a incitée à franchir le pas ?

L’aiguille de cette maudite balance qui a décidé de braver le plus grand des interdits en dépassant le petit tiret du 70 certainement … Ou ces quelques photos qui me font m’interroger sur la qualité de mon appareil photographique : n’y a-t-il pas un petit défaut mécanique qui déformerait les individus pris pour cible ?

Jusque là, je me suis toujours trouvée des tonnes de bonnes excuses :

1) En tant que rugbywoman au poste d’avant, je me dois d’être suffisamment costaude pour parer aux assauts de mes adversaires …

2) L’important c’est d’être bien dans sa tête !

3) C’est la beauté intérieure qui compte … et un homme doit t’aimer comme tu es !

Grossières erreurs :

1 bis) Le problème c’est qu’au rugby à 7 (que je pratique), les filles rapides et explosives sont plus recherchées que les filles « charpentées ». Certes, une musculature développée peut servir dans des situations de combat rondement menées, mais il me semble que Mr Chabal tout grassouillet serait beaucoup moins efficace (et Mr Clerc beaucoup moins appétissant …), et que la graisse n’a jamais vraiment eu sa place ailleurs que dans un cornet de frites …

2 bis) Pour sûr. Cependant, il arrive un moment où même les nanas les plus équilibrées flanchent suite à quelques remarques bien senties. Comme celle que j’ai dû essuyer de la part de la vendeuse du magasin Devianne pour ne pas citer d’enseigne … : « Ouhlaaaa … Aïe aïe aïe, il vous serre vraiment beaucoup trop ce pantalon ! Eh bien oui, moi, je préfère dire ce que je pense ! » Ce qu’elle pense, ok, mais il y a des manières de le dire … au stade où elle en était, avec la grimace qu’elle a tiré en prime, un splendide « gros boudin » à la fin de sa phrase n’aurait pas paru incongru !!!

3 bis) La fameuse beauté intérieure … Au départ, je voulais prendre soin des deux beautés : extérieure et intérieure. Mais je me suis vite rendu compte qu’elles ne peuvent pas du tout s’entendre. Quelques carrés de chocolat développent l’intérieure mais pourrissent l’extérieure. Un régime anti-apéros comble l’extérieure mais anéantit l’intérieure. Et comme la beauté extérieure était très ennuyeuse, j’ai opté pour la défense de l’autre. Résultat : mis à part quelques exceptions, célibataire depuis presque deux ans … j’en déduis que mon choix ne doit certainement pas être celui de tous !!!

Les excuses sont périmées.

Finis les menus commandés au Mc Do du type : « Un menu Mc Deluxe avec frites et Coca light, S.V.P. ! ».

Finies les tartines avec une proportionnalité étrange de 1/10e de pain pour 9/10e de Nutella.

Finies les bières pour se remettre de l’entraînement !

Je passe à une hygiène de vie Made in Weight Watchers !

La plupart des individus prennent ce genre de résolutions le 1er de l’an. Moi je fais reculer toutes les barrières de la norme ! Je décide cela aujourd’hui, 8 avril, 23h43 … !!!

Ce que j’omets de préciser, c’est que j’ai déjà pris cette décision environ 845 fois durant les cinq années passées … Et à chaque fois, a suivi une rude bataille entre ma raison et mes envies. Malheureusement, ma raison, bien que très résistante, est seule contre une armée entière d’envies. Elle n’y peut rien, il ne faut pas lui en vouloir … mais espérer que des renforts la soutiendront la prochaine fois ! Allez, courage !

« Nous défendre quelque chose, c’est nous en donner envie. » (Montaigne)

Publié dans : Divers | le 8 avril, 2008 |1 Commentaire »

Mais où ? Où se cachent-ils ?

A la sempiternelle question : « Et toi, les zamours ? », je dis stop !

De toute façon j’ai arrêté, c’est très mauvais pour la santé. Mais bon, on ne peut pas dire que ce sevrage se soit fait de mon plein gré … Je pense plutôt qu’ils ont dû mettre une T.V.A. drastique sur la gent masculine et tous les débits ont fermé parce que là, moi je ne sais pas, mais on ne trouve de nominé pour « le mec d’or » nulle part !

Petit inventaire :

1 – Voisinage

Je ne m’étendrai pas sur le sujet, voir l’article « Fanette au pays des psychopathes » pour davantage d’informations.

2 – Ex(s ?)

Une amie m’a dit récemment … « Ton, ex, c’est trop facile ! ». Elle a bien raison. Quelle faiblesse ! Tu ne trouves pas de bel homme musclé, intelligent, gentil, riche, attentionné, cultivé, drôle, surprenant, doux, respectueux, attentif, stable et dans une moyenne d’âge acceptable (ce qui est tout de même tellement courant … Vous avez dit difficile ???), alors tu te rabats sur un ex.

Déjà, je ne vois aucun de mes ex(s ?) qui fédère toutes ces qualités, voire la moitié, voire même le quart, alors … De plus, le principe de l’ex est que la relation avec celui-ci a été interrompue (enfin si tout va bien …).

Or, relation interrompue = relation inadéquate = incompatibilité quelconque. Et, si je ne m’abuse, incompatibilité quelconque emoticone ne s’associe pas du tout avec nouvelle relation. La boucle est bouclée, explorons d’autres pistes.

3 – Collègues

Si j’étais mécanicienne, ok. Si j’étais militaire (hahaha), ok. Si je travaillais en entreprise, ok. Si j’étais professeur de collège ou de lycée, ok. Mais le problème, c’est que je suis professeur des écoles. Petite description.

Comptez le pourcentage de gars potentiellement « attrapables » (âge, qualités physiques et morales, célibat …) sur la population française. Bien. Maintenant, divisez ce pourcentage par 100, voire par 1000 et vous obtenez mes chances de dénicher un namoureux dans le milieu professionnel où j’exerce.

J’évalue une moyenne dans les écoles d’un gars pour dix nanas. Si l’on considère que je fréquente une école par an tant que je ne suis pas stabilisée (qu’est-ce que cela sera lorsque je serai titularisée !), comprenant entre 5 à 13 collègues, je rencontre environ un gars par an dans le cadre de mon boulot. Évaluez maintenant les risques pour que ledit gars soit, au choix ou à la fois : vieux, moche, casé et bien casé, homosexuel, con.

Mes chances sont minces. Et vu le nombre de célibataires, séparées, divorcées et vieilles filles que je côtoie au détour des salles de classe, mon évaluation ne doit pas être tellement loin de la réalité. Mais je ne désespère pas. De toute façon, ma décision est prise, je me suis fixée 5 ans. Passé ce délai, si l’homme de ma vie n’est toujours pas venu frapper à ma porte, je « m’uncorps-pore » chez les pompiers.

4 – Loisirs

Au départ, équitation équitation. Mais alors là, même topo. La présence de mecs n’est pas des plus évidentes dans ce domaine. Sauf chez les grands sportifs (eh oui, l’équitation est un sport …). Je me suis donc décidée à faire de la compétition à haut niveau. Il y a des gens qui réussissent grâce à leur talent, d’autres qui réussissent grâce à leur argent. J’ai dû me rendre à l’évidence : je n’ai ni l’un ni l’autre. Le renoncement m’a paru la seule voie raisonnable, je l’ai empruntée, et je continue mes petites épreuves entre filles.

Alors je me suis lancée dans le rugby, sport beaucoup plus populaire, et surtout, beaucoup plus masculinisé ! Quels beaux spécimens j’ai rencontré ! J’ai remarqué deux principaux cas de figure : les casés et les autres.

En fait, les rugbywomen de mon équipe ont déjà la main mise sur les meilleurs spécimens, et il y en a. Non qu’elles m’impressionnent, mais leur piquer leurs mecs risquerait de mettre une sale ambiance dans l’équipe, il parait que cela ne se fait pas. Même les récents ex(s ?), ce n’est pas très bien vu. Quelques joueurs sont également casés avec des nanas inconnues, qui doivent voir leurs mecs deux nuits par semaine étant donné le temps qu’ils passent au club-house. Mais bon, même là, « emprunter » un homme me ferait bannir du clan.

Et il y a les autres. Je parie que quand je dis rugbyman, vous pensez aux 12 Dieux qui ornent un certain nombre de toilettes françaises. Sauf que, parfois, la vérité est ailleurs …

Janvier : Tout juste la majorité, trois poils au menton et c’est ça un homme … je suis désespérée mais faut pas pousser quand même.

Février : Il existe des nuances entre charpenté, taillé, enveloppé et énormité. Les deux premiers sont dans vos toilettes; les deux suivants au club-house.

Mars : L’inconvénient du rugbyman, c’est qu’il joue au rugby. Conséquence : à chaque fois que tu le rencontres, tu te demandes s’il y a une partie de son visage qui a été épargnée cette fois-ci.

Avril : En cas de défaite, le rugbyman se console dans la bière avec son équipe. Il ne reste alors bientôt plus beaucoup de sang dans son alcool, ceci avec les effets secondaires et 4 fois par semaine.

Mai : En cas de victoire, le rugbyman arrose sa victoire à la bière avec son équipe. Il ne reste alors bientôt plus beaucoup de sang … etc.

Juin : Variante d’Avril et Mai au whisky .

Juillet : « Moi je ne suis pas raciste mais c’est quand même vrai que c’est toujours les arabes qui foutent le bordel ». Sans commentaire.

Août : Variante de Juin avec, en fin de tirade : « Sarkozy va remettre de l’ordre dans tout ça. » Je préfère de loin les défauts rassemblés de Janvier à Juin.

Septembre : En pleine discussion avec Avril et Mai, ce jeune homme du mois de Septembre extériorisera son contentement par un rot aussi appuyé que sonore.

Octobre : Avec Avril, Mai et Septembre, le rugbyman du mois d’Octobre dansera sur les tables à grand renfort de chansons paillardes … Divertissant mais assez cru.

Novembre : En compagnie d’Avril, Mai, Septembre et Octobre, l’homme viril du mois de Novembre succombera à la puissance de la Leffe et s’écriera tout à coup : « Bon ben moi je vais pisser ! » puis se dirigera vers l’espace vert jouxtant le club, déclaré toilettes officiels.

Décembre : Ami d’Octobre et indispensable afin que le calendrier soit complet, le blagueur professionnel divertira les autres par de bonnes blagues bien crues …

N.B. : Mille excuse à tous mes potes rugbymen, il a bien fallu que j’en rajoute un peu pour divertir mes éventuels lecteurs … sans rancune !

L’inventaire est terminé.

J’adresse tout de même un message à nos amis hommes politiques, gérants de notre beau pays : la T.V.A. est peut-être levée sur les Carlas, mais ça ne m’intéresse pas du tout. Je vous serais donc très reconnaissante de faire de même pour les Juliens, Romains, Oliviers, Guillaumes, Vincents, Mohameds, Habibs, Farids … et les autres. Bien entendu, toute ressemblance des prénoms choisis avec des prénoms de personnes amenés à me côtoyer serait fortuite et indépendante de ma volonté.

A bon entendeur, salut !

Publié dans : Coeur | le 23 janvier, 2008 |4 Commentaires »

Perles d’élèves …

Les enfants, simplement … quelques joies de la vie d’une enseignante de CE1, CE2, et maintenant CLIS :

emoticone « Dehors, il y a eu une tournade, et le thermomètre s’est envolé ! »

emoticone Intervenante de la médiathèque : « Qui connait un grand compositeur de musique classique connu dans le monde entier ? (NB : Mozart était l’homme auquel elle faisait allusion)

- Johnny Hallyday ! » (Cache-toi la maîtresse …)

emoticone « La chenille mange des feuilles quatre fois par jour : au petit-déjeuner, au midi, au goûter et le soir. »

emoticone « Quand la glace devient de l’eau, c’est la mollification. »

emoticone Evaluation d’histoire :

« Comment s’appelle la personne qui nous raconte l’Histoire ? (NB : l’historien …)

- C’est l’australopithèque qui raconte l’histoire.

- La personne s’appelle homo sapiens. »

« Comment s’appelle celui qui étudie les traces laissées par les hommes dans le passé ?

- Celui qui étudie les traces laissées par les hommes dans le passé est l’homo erectus. »

« Quand l’archéologue cherche dans le sol, on dit qu’il fait des …

- … cabanes. »

emoticone « Les hommes préhistoriques taillent des larmes de silex. »

emoticone « Pour devenir des papillons, les chenilles se mettent dans un concombre. »

emoticone « Les abeilles, quand elle piquent, elles ont leur épine qui s’en va.

- Et comment appelle-t-on l’épine de l’abeille ?

- Le gourdin !!! »

emoticone « C’est un nom masculin.

- Et comment sais-tu que c’est masculin ?

- Parce que ce n’est pas féminin !

emoticone « Là, c’est un gazon ! »(image de bison)

emoticone « Le papillon vit quelques jours, puis il meurt.

- Et il s’en fiche le papillon de vivre que quelques jours ?

emoticone « La chenille est un mammifère parce que le papillon il est pas méchant. »

emoticone « Maman a écrit un mot dans le cahier de livraison. » (NB : cahier de liaison)

emoticone Leçon sur les hommes préhistoriques.  » … Il y a très longtemps, les hommes étaient des singes …

- Et vous, madame, vous étiez un singe avant? »

emoticone « Madame, comment ça s’écrit clétisme ? »(NB : athlétisme)

emoticone Image à laquelle il faut joindre le mot correspondant. Pour le potiron, nous avons : « le petit rond« .

emoticone « Madame, après, on va en G.P.S. ? » (NB : E.P.S.)

emoticone Sortie à l’école de musique« Le cor est enroulé comme un escargot. » On continue la description, puis : « En quoi est fait le cor ?

- En escargot ! »

emoticone « Est-ce que quelqu’un connait le nom d’un monsieur qui a écrit de la poésie ?

- Jésus ! »

emoticone « Pour trouver un numéro de téléphone, il faut chercher dans lannulaire. »

emoticone « Il y a un « e » majuscule et un « e » miniature. »

emoticone « Eh ben mon chat, il a fait une couche mais elle était fausse alors tous les bébés ils sont morts. »

emoticone Construction de son arbre généalogique :

« Madame moi, je ne sais pas comment elle s’appelle ma maman !

- Tu ne sais pas quel est le prénom de ta maman ?

- Non.

- Eh bien, quand ton papa appelle ta maman, quel nom utilise-t-il ?

- Ma chérie ! »

emoticone « Dans les paysages, des fois on voit des chapiteaux d’eau !« 

emoticone « J’avais une écharde dans la main, et maman, quand elle l’a enlevé, elle m’a dit de croiser les dents …« 

emoticone « Ce qui sort du bois quand on le coupe, c’est des pocos ! »

emoticone « A la tour Eiffel, j’ai monté les censeurs. »

emoticone « Pacifique, c’est quand il y a un repas spécial, sans porc. » (N.B. : spécifique)

emoticone « Comment se nomme la femelle du sanglier ?

- La rhinocéros.

- La sanglionne / sanglière / sangliette

emoticone « Ce week-end, j’ai fait de la conjugation. »

emoticone « Tiens madame, un diamant pour accrocher les affiches sur le tableau ! » (N.B. : aimant pour ceux à qui cela aurait échappé …)

emoticone « Madame, il a deux mégots ! » (N.B. : phrase du petit rapporteur qui sait que les « magots », grosses billes des cours de récréation, sont interdits à l’école !)

emoticone Leçon sur ce qui est vivant et ce qui est non-vivant :

« Un livre, c’est non-vivant. Un garçon, c’est oui-vivant. »

emoticone Idem …

« J’ai fait le travail sur les morts-vivants. » (Je n’ai pas compris tout de suite …)

emoticone « Un empereur, c’est quelqu’un qui a peur. »

emoticone « Le père-Noël, c’est le grand-père de Jésus-Christ. » (Et c’est parti pour la prise de tête – explication des notions de religions et de croyances …)

emoticone « Allez, allez, on se dépêche !

- Oh, ça va hein, on n’est pas aux caisses ! »

emoticone Description de la ville et du village par l’enseignante. Puis : 

« Qui peut me donner un exemple de ville ?

- Lille, Paris, Lens …

- Et qui peut me donner un exemple de village ?

- Carrefour ! »

emoticone « Ben, comme animal qui vit dans la forêt, il y a le cendrier ! »

Publié dans : Ecole | le 27 décembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Fanette au pays des psychopathes …

Dans  »F.B.I. portés disparus », on évoque souvent une série de dangereux psychopathes-killer. Dans Desperate Housewife », il y a un certain nombre de dérangés du ciboulot qui n’hésitent pas à trucider les voisins. Dans « Urgences » ou « Grey’s anatomy », les médecins ont souvent à soigner quelques siphonnés du bocal. Et j’en passe. Le truc c’est que moi, jusqu’à maintenant, je croyais qu’on ne rencontrait ce genre d’énergumènes que dans les séries télévisées, les films ou les informations à sensation (type « TF1″, pour ne pas citer).

J’ai pourtant appris à mes dépens que c’était loin d’être le cas. J’ai découvert mon appartement début Octobre 2006, et le souci, c’est que lorsqu’on loue un appart, on l’attrape avec les voisins. Comme dirait l’autre, on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille : moi j’ai plutôt eu du bol de ce côté, et comme on ne choisit pas non plus ses voisins, la roue de la chance a du s’arrêter … on ne peut pas tout avoir.

Episode 1 : première rencontre

La première fois que j’ai aperçu quelqu’un dans ma rue, c’était un homme d’environ 30 ou 40 ans, jusque là rien d’extraordinaire. Il promenait son chien, un caniche ou une petite crotte comme ça. Rien d’extraordinaire non plus. Il m’a demandé si j’étais nouvelle locataire, ce qui était une question qui manquait quelque peu de pertinence étant donné que ma Ford Fiesta regorgeait de cartons divers et variés que je m’évertuais à monter jusqu’à mon appartement. Lorsque j’ai acquiescé, son visage s’est déformé en un rictus étrange, qui a duré quelques secondes. Puis sa bouche s’est entrouverte pour me laisser entendre un son : « ah ». « Ah », c’est tout. Mais le genre de « ah » qui ne présage rien de bon. Après une brève analyse mentale, je décide d’essayer d’en savoir un peu plus. En fait, il se trouve que deux hommes vivent au rez-de-chaussée de mon immeuble et que, d’après cette première rencontre, ces hommes sont un peu « spéciaux ». Il paraîtrait qu’ils ne s’entendent avec personne dans le quartier. Difficile d’en savoir plus. Je décide donc de ne pas prêter attention à ces ragots. Du reste, ce type paraissait un peu étrange.

Episode 2 : l’anti-gentleman

Je continue donc à décharger mes cartons. Montée, descente, montée, descente … je lutte et je transpire à grosses gouttes. D’autant plus que la taille de mes escaliers est relativement proportionnelle à celle de ma cage à poule. Râpage de doigts, trébuchage de pieds, la galère. Et tout à coup, au détour d’un carton, je tombe sur le voisin du rez-de-chaussée. Effectivement, il a l’air un peu « spécial ». Il est petit, très moche (jugement de valeur sur l’apparence physique, je sais …), les cheveux décolorés, des yeux qui louchent derrière des culs de bouteille. Et quand il parle, il avance étrangement la tête. J’ai remarqué ça lorsque, tranquillement accoudé au bord de sa fenêtre, il m’a adressé la parole après m’avoir regardée faire quelques allers-retours chargée comme une bourrique  : « Ca n’est vraiment pas facile de déménager, hein … C’est dur, il faut porter plein de choses et tout, pas facile. Bon courage … » A la télévision, il me semble que le gentleman vient au secours de la demoiselle seule et en difficulté … à la télévision.

Episode 3 : le taxeur de pognon

Il se trouve que cette personne, que l’on nommera « P1″ (comme psychopathe 1), est en couple avec un autre homme. Et il se trouve que cet homme est beaucoup plus grand que son ami, mais tout aussi moche (pardon, pardon …). Je n’avais que des contacts très resteints avec eux, de l’ordre du « bonjour », « au revoir ». Jusqu’à ce que P1 frappe un soir à ma porte. Après un mot de courtoisie classique, il m’explique d’un air abattu que son ami s’est fait agresser au guichet automatique (par de jeunes arabes, a-t-il cru important de préciser). Il s’est fait dérober 100 euros et sa carte de crédit. Il n’ont pas de quoi manger, ils ont été rejetés par leur famille depuis qu’ils ont déclaré leur homosexualité, rien ne va plus, faites vos jeux … Bref, ils ont besoin de 10 euros en attendant d’être payés, dans quelques jours. « Je vous le rendrai, lui dit-il. Avant trois jours, foi de voisin, je ne suis pas un vaurien ». Et la fourmi, c’est-à-dire moi, ne se demande pas pourquoi il ne peut pas être à découvert de 10 euros, pourquoi celui qui a survécu à l’agression ne peut pas retirer de l’argent … elle donne 10 euros (la prochaine fois je m’inspirerai de La Fontaine …).

Le lendemain, P1 est revenu frapper chez moi. Rassurée, je lui ouvre : il va me rendre rapidement mon argent (pas que je sois à 10 euros près mais bon, c’est pour le principe !). Mais il ne vient pas me le rendre … Finalement, il s’est rendu compte que 10 euros, ce n’est pas tout à fait assez pour subsister jusqu’à la saison nouvelle, et il vient demander à la fourmi une rallonge de 10 euros. Heureusement Malheureusement, je n’avais pas l’argent sur moi. Je n’ai donc pas pu accéder à sa requête.

Finalement, quelle mauvaise langue je fais, ils ont fini par me rendre mes 10 euros : dans la boîte aux lettres, j’ai trouvé un petit mot de remerciement constitué de quelques lignes avec une moyenne de 6 fôtes d’ortografe par ligne. Enfin bon, rendus.

Episode 4 : le défonceur de voitures

Un soir, j’étais bien au chaud dans ma cage à poule mon petit nid douillet lorsque j’entends un tapage du diable dans ma petite rue tranquille. Je grimpe sur mon pouf, puis sur ma table, puis sur le bord de mon meuble de télévision pour atteindre le rebord de la fenêtre afin d’analyser la source de ce grabuge ; le tout en essayant de ne pas finir écrasée comme une vieille galette au pied de mon immeuble. Un homme, en bas, est en conflit avec une bande de jeunes. Il hurle. Mais il semble être frappé d’immobilité. Les deux pieds cloués au sol, on dirait qu’il tente de se ruer vers les jeunes, sans succès. Et il continue de hurler. Je capte le message, le même, en boucle : « Je vais vous faire la peau ! Vous allez voir ! Je suis chaud là ! On va finir au tribunal ! Je vais vous faire la peau ! Vous allez voir ! Je suis chaud là ! On va finir au tribunal ! … etc … »

Soit il est bourré, soit il est shooté, soit il est fou, ou les trois en même temps. Je ne sais pas, mais en tout cas, ça dégénère en bas. Il ne s’en prend pas aux jeunes, qui gardent prudemment leurs distances. Mais il décide de faire la peau, ou plutôt la carrosserie, de la voiture du voisin d’en face (anecdotiquement à quelques mètres de la mienne). Il tape dedans, au pied, au poing. Dans la carrosserie, dans les vitres. Au moment où je commence à descendre de mon perchoir pour appeler les flics (j’aime pas trop mais il y a des moments où ça s’impose), j’entends une sirène. Les voilà, prenant le sens interdit à fond la caisse mais bon, cette fois, ils ont une excuse. Ils serrent la main des jeunes et s’approchent prudemment du gars (que nous appellerons P2) pour l’interpeler et le fourrer dans la voiture de police.

Après une brève discussion avec un voisin, lui aussi dangereusement penché sur le rebord de sa fenêtre, j’apprends que le type vient d’arriver dans le quartier après une période de trois ans en hôpital psychiatrique. Sur le coup, j’ai été choquée. Mais le lendemain, j’ai vite été rassurée par une autre version : il n’y a vécu que deux ans et demi.

Episode 5 : le fakir

Justement, un soir, je me rendais au rugby lorsque je suis tombée « nez-à-nez » avec P2. Enfin, « nez-à-nez » est une expression, puisque le gars était en fait étendu de tout son long au milieu de ma petite rue, les yeux fermés. Pas commun de croiser un fakir, comme ça, en pleine méditation au coeur de Valenciennes. Jusqu’à ce que je réalise qu’il s’agit sûrement d’une pratique courante dans les hôpitaux psy.

J’hésite à m’approcher, pesant le pour et le contre entre l’aide que je suis supposée lui apporter en raison de l’application du code civil et le risque de réaction inopinée d’un psychopathe en chef … lorsque celui-ci se lève brutalement, s’éloigne sans me regarder pour s’allonger quelques mètres plus loin. Puis il réitère l’opération. Ce gars m’inquiète, et je décide donc de prendre ma voiture en le laissant tranquillement à ses occupations, tant que je peux encore sortir de ma rue sans avoir à tester les pouvoirs de résistance d’un fakir sous les pneus d’une Ford Fiesta.

Episode 6 : le récupérateur de pognon

Quelques semaines plus tard, je décide de m’offrir un petit moment de détente au cinéma. Séance pourrie, je rentre, fatiguée, dans la nuit valenciennoise. Je n’avais pas bu, je ne pleurais pas (pour une fois, je sais) et je n’ai donc aucune explication au fait que l’avant de ma voiture ait été irrémédiablement attiré par l’arrière de la voiture garée devant moi. Les pare-chocs, aimantés je crois, s’entrechoquent lors d’un magnifique créneau, simplement un peu trop rapide. Je sors de ma voiture pour constater les dégâts. Peu de lumière, je stresse un peu, mais je suis vite rassurée : une simple rayure à l’arrière droit du pare-choc, qui passera probablement inaperçue aux yeux du propriétaire de la voiture (mon voisin, alias P3) …

… mais bien sûr. Et la marmotte … elle met le chocolat … dans le papier alu ! Lendemain matin, réveil, départ au boulot. C’est là que je trouve un charmant petit mot sur mon pare-brise : voiture dégradée … gnagnagnagna … traces de peinture sur votre pare-choc … gnagnagnagna … photos prises … gnagnagnagna … poursuites judiciaires … gnagnagnagna … prendre contact … gnagnagnagna.

Et voilà, c’est encore pour ma … Mais bon, c’est de ma faute. Enfin, il fallait quand même que je tombe sur LE mec qui kiffe les bagnoles au point de faire le tour de sa caisse à chaque fois qu’il sort de chez lui. Toujours est-il qu’il faut bien que je m’arrange avec lui. Alors je prends mon courage à deux mains et j’y vais. Le gars est relativement sympa, tout va bien. Jusqu’à ce qu’il m’annonce qu’il veut ABSOLUMENT faire réparer son pare-choc. D’un seul coup, beaucoup moins sympa.

Beaucoup moins sympa, d’autant plus que j’ai fini par comprendre qu’il voulait surtout le faire changer sur mon dos car le dit pare-choc a déjà bien souffert d’évènements antérieurs … non mais il me prend pour quoi, une bonne poire ? Il est bien tombé, j’en suis une. Le garage a fait un devis : 300 euros pour changer le pare-choc, et … 180 euros pour ma malheureuse rayure.

Après avoir bien insisté auprès de P3 pour savoir s’il désirait effectivement ardemment une réparation, nous finissons par nous mettre d’accord sur la somme de 130 euros pour régler cela à l’amiable … et encore, j’ai vachement négocié ! A ce prix là, vive « l’amiabilité » !!

Et la petite touche finale de cet épisode c’est que, bien entendu, 6 mois après cet incident, le pare-choc n’est toujours pas réparé … Mais ne vous inquiétez pas : voyant cela, je me suis inquiétée pour P3, j’ai eu peur qu’il se soit fait arnaquer par un garagiste peu scrupuleux. J’ai donc arraché les 6 pages « garages » de mon annuaire et les lui ai gentiment déposées sur le pare-brise !

Episode 7 : le distributeur de pizzas

Retour avec mon ami P1. Un soir où je n’attendais personne, l’interphone de mon mini-appartement de Polly Pocket me résonne dans les oreilles. Quoi, keskissepasse donc ??? Je décroche prudemment (on ne sait jamais, des fois qu’un dangereux psychopathe s’infiltre par les petits trous …) pour entendre la voix délicate de mon charmant voisin P1, qui m’évoque une histoire de pizzas à laquelle je ne comprends rien du tout.

Je lui propose de monter m’expliquer la chose, rassurée qu’il n’ait pas à nouveau besoin de quelque financement. Le voilà, deux pizzas surgelées à la main. Il part dans des explications embrouillées : il a acheté ces pizzas, mais son ami ne les aime pas du tout. Celui-ci fait la tête à ce sujet. Alors P1 va les jeter, « mais c’est quand même dommage de jeter, hein », alors pour que ça ne soit pas perdu, il me les propose, « parce qu’elles sont bonnes, hein, ces pizzas ». Et même que si j’ai un congélateur, je peux les congeler (brillante intervention Mr Einstein), « parce qu’elles sont bonnes, hein, ces pizzas ». Dommage que son ami n’en veuille pas.

Pour abréger mes souffrances auditives et cérébrales, je prends les pizzas, je le remercie et referme rapidement la porte. Puis je reste quelques minutes à observer suspicieusement les objets de leur discorde sur mon bureau. C’est vrai quoi, c’est quand même étrange, un voisin à qui je ne parle jamais qui vient me proposer des pizzas qu’il a acheté mais dont il ne veut plus … pourquoi ne les garde-t-il pas pour les manger quand son ami n’est pas là ? Il fait une allergie chronique à la tomate et aux champignons ou quoi ?

Après quelques déboires de ce type, la parano vous guette … Je me demande quelle raison peut bien le pousser à vouloir m’empoisonner. Puis je me raisonne … cela n’arrive que dans les films ! Alors je glisse mes deux prochains repas dans le congélateur, en priant pour que P1 soit juste un type un peu étrange, et non un « serial killer » par pizza.

P.S. : Je vous rassure, les pizzas ont été avalées et digérées, même pas mal !!!

Episode 8 : langage psychopathique

Petit épisode rapide, permettant de donner quelques détails sur mon nouvel ami P2. Entre l’école et le rugby, j’ai besoin de passer super urgemment à l’appartement chercher quelques affaires. C’est alors que, dans ma course effrénée, je suis stoppée en plein vol par une interpellation de P2, debout sur le seuil de sa porte : « Apahéfone ».

Sur le moment, je bloque, tentant d’identifier la langue utilisée par P2 pour s’adresser à moi. Tandis que je tourne et je retourne à la vitesse de la lumière les éventualités qu’il me reste pour me sortir de cette situation, P2 répète : « Apahéfone ».

Et là, c’est l’illumination : j’ai compris !!! Je parle le langage psychopathique ! Pour ceux qui n’ont pas la chance d’être dotés de cette capacité, je traduis : « T’as pas un téléphone ? ».Bon ça aurait été un gamin de ma classe, j’aurais commencé par expliquer que pour demander quelque chose, il faut utiliser le mot magique etc etc … Mais là, étrangement, mes réflexe d’institutrice se sont envolés pour laisser place à mes réflexes de survie. Avant de bondir tête la première dans le couloir et de claquer la porte derrière moi, je prononce un « non » bref et précis dans sa direction … sauvée pour cette fois !

Episode 9 : pipi-man

Celui-là, c’est le meilleur épisode … et de loin. Du début jusqu’à la fin, une perle. La soirée merdique a commencé au rugby, le jour où il y a eu de terribles inondations à Valenciennes. Nous étions en pleine maîtrise du ballon ovale (pour une fois) lorsque nous avons dû couper court à l’entraînement. Cause : vent, pluie, éclairs, tonnerre, foudre qui tombe pas loin du tout (aïe aïe aïe, toutes rugbywomans que nous sommes, on a bien flippé). Détrempée, je rentre en vitesse chez moi pour me mettre au chaud.

Comme d’habitude, depuis un certain temps, je bloque les portières de ma voiture en entrant dans ma rue (je sais, normalement, c’est quand on entre dans sa rue qu’on les débloque mais bon, psychopathes obligent …). Et c’est lorsque l’avant de ma magnifique Fiesta s’est déjà engouffré dans ma rue que je l’aperçois : P2. C’est le drame. Sous une pluie torrentielle, en t-shirt, normal. Avec une tête de fou, normal. En plein milieu de la rue, normal. Pour une fois, debout et non allongé sur l’asphalte (stone, le monde est plus que stone), étrange. Arrêtée à l’entrée de la rue, je me demande comment je vais pouvoir garer ma voiture et rentrer chez moi sans devoir lui passer sur le corps (bahhhhhhh, je ne suis pas desespérée à ce point …).

Mais P2 a coupé court à mes réflexions. D’un seul coup, il s’est retourné vers moi. Enfin, pas uniquement lui. Lui et sa tête de fou : blanc comme un cachet d’aspirine, les yeux enfoncés dans les orbites, genre les vampires de Buffy. Merde, merde. Puis il a commencé à se mouvoir dans ma direction, genre avec la démarche des vampires de Buffy. Merde, merde. Enfin il a dirigé les mains vers la braguette de son pantalon détrempé, l’a ouverte, a sorti son … bip … , genre pas les vampires de Buffy. Merde, merde. Et il a commencé à uriner, maintenant à quelques mètres de ma voiture, continuant de s’en approcher dangereusement, genre … je ne sais même pas genre quoi. Merde, merde, merde, merde.

Pas énormément de solutions pour me sortir de là. Soit je ferme les yeux et j’accélère un grand coup vers l’avant, soit je ferme les yeux et j’accélère un grand coup vers l’arrière. J’ai opté pour la seconde. On ne sait jamais, peut-être qu’il a un zizi super-sonique (ou super-tonique) qui aurait traversé mon pare-brise …

Maintenant que je suis sortie de ma rue, je suis momentanément sauvée. Mais bon, je ne peux pas rentrer chez moi et je n’ai pas mon téléphone. Bien sûr, quand on me connait un peu, on sait que c’est quand j’en ai un besoin absolu que j’ai oublié le détail (ici le téléphone) qui aurait valu mon salut. Alors là, 3 solutions :

1- 50/50 : une chance sur deux que P2 soit encore là si je fais le tour du pâté de maison et que je tente de revenir chez moi.

2- L’avis du public : tenter d’intercepter un concitoyen pour m’aider à trouver la solution pour faire diversion.

3- J’appelle un ami : enfin, je vais chez un ami puisque, rappelez-vous, je n’ai pas mon téléphone.

J’ai tenté la solution 1. Perdu, P2 est toujours là, toujours en t-shirt et toujours sous une pluie torrentielle, affalé sur une voiture qui avait le malheur de traîner là.

J’ai tenté la solution 2. Mais, d’une part, j’avais oublié qu’en ce bas monde, il y a plus de cons que de citoyens. Et d’autre part, il est assez rare que nombre d’habitants déambulent tranquillement dans les rues en plein orage.

Reste la solution 3. Je ne sais pas comment je fais pour avoir encore des amis d’ailleurs. Parce qu’à chaque fois que j’ai des galères de ce type, j’atterris chez eux. Enfin voilà, une fois de plus, je débarque chez une amie (clin d’oeil d’ailleurs, merci poulette) afin d’accéder à un téléphone pour joindre nos amis les policiers.

Lorsque je parviens à les joindre, j’essaie d’expliquer tant bien que mal la situation à l’agent dévoué (« oui, il a sorti son truc, son bazard, son attirail, son … bref, vous voyez ce que je veux dire ») et je m’entends répondre :

« Désolée mademoiselle, mais, avec l’orage, toutes nos voitures sont en service, et nous ne pouvons vous envoyer personne.

- Cool. Et je fais comment, moi ? Vous savez que ça n’est pas une situation facile pour une jeune fille de se retrouver devant un pervers ?

- Ah … vous avez quel âge ?

- 23 ans.

- Ah … avec une si jolie voix, on va vous trouver quelque chose. Rappelez dans un quart d’heure. Et, … si vous voulez, … je finis à 22h30. »

Non mais là, je rêve. Je suis en pleine crise psychopathique et lui, il me fait un numéro de charme au téléphone !!! Je me suis retenue de lui dire que c’était un conard et que, de toute façon, même si nous nous étions trouvés dans un moment plus propice, la fonction policière correspond pour moi à une incompatibilité notoire (déjà que je le pensais avant …) et j’ai raccroché. Pour rappeler un quart d’heure plus tard. J’aurais peut-être dû accepter sa proposition, il serait éventuellement venu me secourir. Parce que là, toujours personne. Ma cop’s a donc fait office d’accompagnatrice pour retourner chez moi. Et P2 avait disparu. Ouf.

Episode 10 : mannequins-poubelles

Il s’agit d’une des dernières étapes de notre petit voyage. Avec, dans le rôle du photographe … P4 !

Un soir, je rentre encore en coup de vent (je tâche de ne pas rester trop longtemps à l’appart, je me réfugie souvent dans des lieux plus sûrs …) et je laisse donc ma voiture une demi-heure sans surveillance devant chez moi. Lorsque je redescends, un petit papier, soigneusement emballé dans un petit plastique, est soigneusement déposé sous mon essuie-glace. Les gens normaux, quand ils voient ça, se demandent simplement de quoi il s’agit. Mais moi, quand je vois ça, je me dis « merde, qu’est-ce qui va encore me tomber dessus ? ». Pas manqué. Je vous la fais en V.O. :

« Mademoiselle,

Il se peut que vous ne connaissiez pas les conditions de collecte des ordures ménagères depuis Juillet 2007 :

Les jours de collecte sont : (je vous épargne le détail) ……………..

- Sachez que depuis le début du mois de septembre (je précise que cet épisode se passe fin septembre début octobre 2007 tout au plus), je photographie la rue chaque matin, et que je transmets la photo à la police municipale (pour l’instant, car je constitue les éléments de preuve)

- Je leur demande de verbaliser les contrevenants.

Merci de respecter les jours de collecte, et de déposer vos sacs après 19h.

Signature (P4), adresse. (Au moins, ce n’est pas une lettre anonyme)

P.S. : Il se peut que vous soyez verbalisée, si la police municipale se déplace. »

Bon, on nage en plein délire … Je me lève à 6h le matin pour aller m’occuper des petits enfants et, pendant ce temps, y’a des gens qui se construisent une carrière de photographe professionnel en utilisant des poubelles comme modèles …

J’ai raconté l’épisode à tout le monde, bien sûr, et mon papa m’a dit : « Ma fille, il ne faut pas te laisser faire ! ». J’ai donc pris mes plus belles épaules de rugbywoman et mon plus méchant air de maîtresse en colère et je me suis pointée chez P4. Je crois qu’il a été surpris de me voir. Quand je lui ai demandé si c’était lui qui m’avait écrit cette lettre, il a été pris d’une crise d’amnésie, il ne se rappelait plus. Bon, bien sûr, il a reconnu son nom lorsque je lui ai lu la signature. Et là, j’ai eu l’impression de voir un de mes gamins de CE1 : « Je ne le ferai plus, madame. Oui, je vous en parlerai de vive voix la prochaine fois que j’ai un souci, madame. Bonne soirée, madame. » Drôlement fière de moi sur ce coup là : quel impact ! A retenir, à reproduire !

Mais le pire dans tout ça, vous savez ce que c’est ? C’est que la semaine suivante, en rentrant chez moi, j’ai vu la police, qui sonnait aux portes de la rue devant lesquelles il y avait des poubelles. Et à la question posée par les policiers aux habitants :  »Elles sont à vous ces poubelles ? », ceux-ci répondaient tous inexorablement : « Ah non, môsieur, elles ne sont pas à moi, elles sont au voisin ». Je ne sais pas depuis quand ils étaient là les poulets, mais alors, l’argent du contribuable, je peux vous dire qu’il n’est pas tellement valorisé !

Dans « Les experts », ils font des tests ADN pour résoudre des crimes, à Sarkoland, ils font des tests ADN pour décider kikéasséfrançaispourêtrenfrance et au pays des psychopathes, ils vont bientôt faire des tests ADN pour retrouver les propriétaires de chaque poubelle …

Episode 11 : superman

Enfin, vous pourrez admirer un splendide phénomène psychopathique valenciennois auquel j’ai eu furtivement affaire en ciquant sur ces liens :

http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/superman+valenciennes/1

http://fr.youtube.com/results?search_query=superman+valenciennes&search=Rechercher

« C’est qui qui veut venir manger chez moi ? »

Publié dans : Voisinage | le 1 décembre, 2007 |3 Commentaires »

Et les enseignants ne foutent rien ??…

Sous-entendu par des politiciens, clairement énoncé par une bonne partie des travailleurs du privé, c’est pourtant clair : les enseignants ne foutent rien. Je ne comprends vraiment pas pourquoi certains s’obstinent à penser le contraire. Des vacances longues comme la côte atlantique, une semaine chargée comme un éléphant portant un ver de terre, la sécurité de l’emploi comme une bite de béton ancrée dans un port (à quoi avez-vous pensé …?), et ça vient encore râler et faire grève !!!

Récemment entrée dans la grande famille de l’Education Nationale (ouaiiiiiiiiiiiiiiis, coooooooooool, wouuuuuuuuuuuh !), y’a tout de même une chose que je ne m’explique pas. Pourquoi tous ces gens n’ont-ils pas choisi ce métier si formidââââââble ?! Pourquoi sont-ils passés à côté de cette si belle opportunité ?!!!

Attention, entendons-nous : j’aime beaucoup mon métier, et je ne l’échangerais contre aucun autre (quoique contre actrice de cinéma peut-être, en me payant bien). Et je reconnais volontier que nous avons un certain nombre d’ »avantages ». Mais si l’on y regarde de plus près, il est certaines choses qui viennent légèrement troubler la surface plane et lisse de ce parfait métier.

L’argumentaire suivant tendra normalement vers 3 modes de réaction différents :

1) Approbation totale, provenant généralement du gang J.M.O.D.V.G.L.M.T. (J’M'Occupe De Vos Gosses Laissez-Moi Tranquille), entièrement sous le contrôle du terrible Ed. Natio.

2) Négation complète, provenant généralement du gang A.P.A.F.M.J.E.A.B.Q.M. (Anti-Profs, Anti-Fonctionnaires Mais J’En Ai Besoin Quand Même)

3) Ingnorance ou dédain du gang O.J.C.M.F.P.E.Q.M. (Ouais J’Comprends Mais Faut Pas Exagérer Quand Même)

Remarque : si vous observez d’autres réactions, merci d’en faire part à notre système de gestion.

  • « Les profs ont des tas de vacances ». C’est vrai, j’avoue, je plaide coupable. Les vacances, c’est bien, et on en a plein, surtout par rapport au privé. Voir « La journée de l’enseignant » plus bas pour comprendre leur utilité, ou plutôt leur nécessité.

  • « On dit que les 35 heures ça n’aide pas au travail, mais les profs, avec même pas 30 heures, faut pas charrier ». C’est vrai. 27 heures pour les Professeurs des Ecoles. Début de journée à 8h30, fin de journée à 16h30, avec une pause de 2 heures le midi. Voir « La journée de l’enseignant » pour le complément.

  • « Et puis les profs, quoi qu’ils fassent, ils ne pourront jamais être virés ». Là j’admet. Défaillance du système. Comme partout, un individu n’effectuant pas le travail pour lequel on le paie ou l’effectuant mal devrait se retrouver devant la porte. Mais ne vous inquiétez pas, avec nos nouveaux dirigeants, on contrôlera : pas de résultats chez les élèves, au revoir l’enseignant … Et là il va y en avoir de la place, en particulier dans les milieux difficiles, pour ceux qui rêvent de ce boulot !

La journée de l’enseignant

Cela ne concerne que moi, mais voici une journée type qui permettra à certains de se rendre mieux compte de ce que peut être une journée pour un enseignant.

8h30 6h15 : réveil. J’ai mal dormi. Rêvé que je perdais le contrôle de ma classe, que ça criait partout, que A. avait décidé de me faire tourner bourrique et que D. frappait tout le monde. Mais bon, ce n’était qu’un rêve.

7h : préparation de mes affaires. Un sac avec les cahiers grands formats de mes 23 élèves ; un sac avec mon cahier journal, mon classeur de fiches de préparations, mon classeur administratif, quelques manuels, le tout qui doit peser environ 15 kilos ; mon ordinateur portable pour permettre aux enfants de taper l’article de journal qui devrait être prêt depuis 2 mois (je pourrais les faire taper dans la salle informatique de l’école, mais deux enfants seuls dans un salle, pas possible, et 23 enfants dans une petit salle avec 5 ordinateurs fonctionnant, pas possible) ; ma guitare pour la séance de musique ; mon pique-nique pour ce midi ; et la touche finale, mon sac à main.

7h15 : départ. Merde, plus de main, je ne peux pas prendre la poubelle. L’escalier est trop petit, la voiture est trop loin … Bah oui mais je n’ai pas vraiment eu le temps de bien choisir mon appartement, parce que trouver un joli petit logement avec ascenseur et parking, quand on te place sur un poste à Valenciennes une semaine après la rentrée, que tu dois commencer demain et que t’habites en Picardie, c’est pas facile, alors tu prends ce que tu trouves !

7h30 : arrivée à l’école. Je dois sortir mes clés, enlever l’alarme, ouvrir la les portes. 12 clés, Fort Boyard. Gagné !!! Il faut que je fasse mes 46 photocopies. Le problème c’est que j’ai droit à 3 000 photocopies sur l’année et que j’en suis à 2 990 au mois de mars … c’est en Juin ou en Juillet qu’on termine l’année scolaire ? Mais avant ça il faut que j’imprime mon travail, parce que je n’avais plus d’encre chez moi : j’ai utilisé mes 9 cartouches de réserve.

7h50 : montée en classe. Préparation du tableau, rangement du fond de la classe, correction des cahiers que tu avais laissé là parce que sinon c’est trop lourd (20 kg, passe encore, 40, c’est trop !), confection d’affiches, préparation de la grille des responsabilités, préparation de l’expérience de sciences … enfin ça c’est tout ce que tu avais prévu de faire, mais comme la femme de ménage a été prise d’un coup de folie et a échangé toutes les tables de ta classe, obligée de remettre tout en ordre, et tu commences seulement le reste lorsque …

8h18 : Merde, je suis de service !! Ce qui veut dire que j’ai deux minutes pour descendre et surveiller ces charmants bambins débarquant, avec toute l’énergie de leur âge, dans une cour de récréation assimilée, au choix : à un stade de football, à un ring de boxe, à une cour de maternelle, à un terrain pour sprinteurs (mais avec quelques obstacles : individus, arbres, barrières …)

8h30 : Rassemblement, c’est l’heure de monter en classe. Sauf que Madame D. m’a attrapée en vol parce que son fils a mal au ventre aujourd’hui, Madame G. parce qu’on embête M. à la récréation et Madame M. parce que M. « a vomi et fait caca toute la nuit, j’vous raconte pas, et est-ce qu’on peut lui donner les devoirs ce soir » etc … Débarassée des mamans, je me retourne : 8 doigts levés parce que « gnagnagnagnagna », 3 qui se bousculent, 6 qui discutent … ça commence bien aujourd’hui !

8h45 : on attaque. Ah, voilà M. qui est en retard. « Que t’es-t-il arrivé ? » « Maman n’avait pas envie de se lever ». O.K., tout va bien , elle a réussi a venir quand même. Mais qu’est-ce que c’est que cette odeur ? Ah oui, c’est B. qui sent encore le pipi de chat, va vraiment falloir faire quelque chose.

9h : intervenant musique. Le bonheur, 30 minutes sur le mode tranquille, bercé par le doux chant des enfants … Mais qui sont ceux qui chantent aussi faux ? Si ! je leur ai donné les paroles, ils étaient censés les savoir par coeur … M. arrête avec ton stylo … Posez vos règles sur le côté … Non, accroupi sur sa chaise on ne chante pas mieux … G. nous sommes en classe ce n’est plus le moment de piquer un roupillon …

9h30 : Mis à part les 2 qui ne savent pas lire à qui j’ai donné un travail particulier auquel, finalement, ils ne comprennent rien non plus, celle qui ne sait pas compter, à qui j’essaie d’expliquer que quand on veut avoir 9 et qu’on a 8, il faut ajouter 1, celle qui a toujours mal à la tête, les 3 qui ont fini leur travail « je fais quoi maintenant madame ?? » … mis à part ça tout s’est bien passé.

10h : récréation. Moment de détente ? Vachement oui. De service à surveiller des gosses déchaînés, pendant que ma collegue, avec qui je suis en service toute l’année, me raconte ses déboires avec son chien, ses projets de plantation, son désir d’accrocher son linge ce midi malgré la météo et les caprices de son ado qui veut se faire des piercings … tout ce que, d’ailleurs, j’ai déjà entendu 3 fois cette semaine il me semble.

10h15 : Reprise du travail. Malheureusement, M. n’est pas décidée. Pourtant je lui ai fait une belle fiche pour l’aider dans son comportement … mais elle s’en fout des points rouges, elle me l’a dit. « A la pêche aux moules moules moules » bis bis bis bis bis bis bis bis, en boucle, le disque est rayé je crois. « M. ça suffit, arrête de chanter, et mets toi là. » bis bis bis bis … Tout va bien, tout va bien. Si elle est comme ça, c’est parce que ça ne va pas chez elle … C’est bien, mais niveau solutions, c’est pas ce qu’on fait de mieux !

11h30 : sortie. Pourquoi avais-je compté 7 enfants à la cantine et il n’y en a que 6 ? Lequel s’est glissé avec les autres pour se sauver de l’école ?

11h40 : J’avale mon repas vite fait bien fait … C’est pas tout ça, mais j’ai du boulot à finir (voir 7h50) plus les nouvelles corrections qui se sont accumulées ce matin !

12h10 : au travail ! (6h par jour avez-vous dit ??)

13h30 : E.P.S. On prend le matériel. Un de moins, éborgné par la haie transportée par un autre élève. La salle est fermée, mais où sont les gardiens ? Enfin on y est. M. calmée, voilà D. qui reprend sa crise. Qui se terminera par une immobilisation forcée sur le sol de la salle (heureusement que je ne fais pas 40 kg finalement!), sous le regard des gardiens (ya pas un …….. qui pourrait m’aider ?), pour éviter qu’il ne frappe pour la énième fois un de ses camarades. Et je prie pour que les autres ne dérapent pas (dans tous les sens du terme) en se changeant dans les vestiaires. Qui a dit qu’on manquait de personnel ?

15h : récréation. Normalement, petit moment de détente entre collègues. Sauf que, cette fois, je suis dans le bureau de Madame la directrice pour régler ce fameux problème avec D., qui, lui aussi, n’est malheureusement pas pour grand chose dans ses dérives. Et le pire c’est que c’est vrai !

15h15 : leçon d’histoire. Pourquoi, depuis le temps que je précise que quand je fais une vague on passe une ligne, 5 enfants m’ont encore demandé si, après « la », on passe une ligne ? Pourquoi, depuis le temps que je précise que quand je fais une flèche on va à la ligne, 4 enfants m’ont encore demandé si, après « Amérique », on va à la ligne ? Pourquoi me demandent-ils si, quand j’écris en rouge, il faut qu’ils écrivent en rouge ? Pourquoi, lorsque j’ai écris 5 mots sur la ligne parce que je n’avais qu’un demi-tableau, ils ont aussi écris 5 mots et sont passés à la ligne d’en dessous, alors qu’il restait encore une moitié de page et que JE N’AVAIS PAS MIS DE FLECHE !!!

16h30 : sortie. Ah oui, c’est vrai, j’ai un rendez-vous avec Monsieur D. « Oui, je vais finir le programme« (j’espère …). « Oui, je sais qu’il ne reste que 14 semaines » (14 semaines seulement ?!). « Oui je sais très bien comment je vais aborder la multiplication (les retenues, on les met au-dessus ou sur le côté déjà?) je vous réexpliquerai à l’occasion (quand j’aurai vérifié).

17h : Ouf. Reste les cahiers à corriger (heureusement aujourd’hui il n’y a pas réunion), le bilan de la journée à faire, la classe à ranger, les affiches de ce midi à finir. Pourquoi les journées sont-elles si courtes ?

17h30 : départ. Je n’ai pas fini mais il faut bien que je rentre, j’ai rugby à 18h. D’ailleurs, je suis en retard.

20h : retour rugby. Lavage, mangeage.

20h30 : Appel de môman. « Oui ça va … Enfin la journée a été difficile … Oui effectivement, à côté de la tienne ça va, moi je n’ai pas eu de tentative de suicide, je n’ai pas d’adolescente enceinte, pas de scarification en cours de sciences … Oui, tu as raison, la vie est belle … »

20h50 : Ah ouais y’a un truc bien à la T.V. Option 1 : Je bosse, pas le temps de faire autre chose. Option 2 : Bon, je regarde, mais direct après je me mets au travail, et je ne me couche pas après minuit.

L’option 2 est adoptée …

22h45 : bossage.

01h45 : dormage.

Ah ! J’oubliais : la petite anecdote qui peut survenir à n’importe quel moment de la journée, de n’importe quelle personne de votre entourage … la petite phrase assassine qui peut ressembler à « Pffff, ces enseignants, vraiment tous des fainéants … ». Phrase évidemment dite ironiquement. Et au regard mitrailleur qu’on lancera à l’auteur de cette réplique, il répondra : « Mais pourquoi tu t’énerves, je rigole !!! Enfin c’est quand même vrai que ……………………… ».

Ce que je trouve le plus difficile dans le métier d’enseignant ? 

Je pourrais dire les enfants agités. Je pourrais dire les parents inquiets. Je pourrais dire des collègues à chier. Je pourrais dire le travail, débordée. Je pourrais dire tout à penser. Je pourrais en dire si vous saviez … Mais le plus dur en vérité, c’est d’entendre sans arrêt, qu’il est fastoche votre métier (fin de la prose).

Publié dans : Ecole | le 19 mai, 2007 |3 Commentaires »

Ahhh … l’Amour …

« Je me suis déjà sentie blessée quand j’ai perdu les hommes dont j’étais amoureuse. Aujourd’hui, je suis convaincue que personne ne perd personne, parce que personne ne possède personne. C’est cela la véritable expérience de la liberté : avoir la chose la plus importante au monde, sans la posséder »(Paulo Coelho, Onze minutes)

C’est très beau, et c’est très vrai, mais que c’est difficile à appliquer !!!

Parce que moi, je n’ai qu’un seul problème : mon coeur d’artichaut – vous savez, celui qui me fait pleurer tout le temps. En fait, lui, je crois qu’il n’a pas bien saisi cet aspect philosophique de l’amour. Je vous explique son fonctionnement.

Mon coeur jette son dévolu sur quelqu’un … parfois une personne bien, parfois une personne moins bien, mais toujours une personne compliquée ! J’ai déjà essayé de le raisonner, en vain, je n’ai aucune influence sur ses choix … Enfin bon, je finis toujours par m’y rallier, à ses choix, parce qu’il faut bien avouer que ceux qu’il élit ont certains attraits non négligeables.

Enfin, quand il  a choisi cette personne, mon coeur me dégage comme une mal-propre. Depuis ma naissance, il me réservait une place de choix. Bien sûr, je partageais la place qu’il y a avec ma famille et mes amis, mais je ne me sentais pas lésée, j’y trouvais mon bonheur, et nous évoluions (oui, oui, verbe « évoluer à l’imparfait, j’ai vérifié !) tous en harmonie du ventricule droit au ventricule gauche.

Mais quand arrive « l’amoureux », c’est là que tout se gâte. Je sais pourquoi on utilise l’expression « ma moitié » quand on parle de la personne qu’on aime. Mon coeur, justement, réserve une moitié de la place dont il dispose pour le nouvel arrivant, et m’expédie de l’autre côté. Je ne dispose plus que d’UNE MOITIE de MON coeur. Au début, je me dis que ça n’est pas grave, que je suis partageuse. Et puis ça se passe bien. « L’amoureux » se sent bien, m’invite de son côté, m’aide a faire de mon coeur un petit nid douillet, et je suis bien moi aussi.

Mais par la suite, je me rend compte que l’individu qui est de l’autre côté,  »l’amoureux », a des accès de folies, étant donné qu’il est compliqué. Et il se met à détruire mon coeur, de son côté : à la petite cuillère, à la pioche, et même au marteau piqueur. Comme il ne me laisse plus entrer, je ne peux pas l’en empêcher : je suis forcée d’assister à la dévastation de l’autre moitié de mon coeur, impuissante.

Puis viens le jour où cela se termine. Soit « l’amoureux » se sauve, car il en a assez et va chercher un autre coeur. Soit j’arrive enfin à enfoncer la cloison qui me sépare de l’autre moitié de mon coeur, et là c’est moi qui dégage « l’amoureux » à coups de pieds au cul.

Mais mon coeur est en moitié dévasté, et qui plus est très malheureux du vide laissé par « l’amoureux ». Pourtant, avec tout ce qu’il lui a fait, mon coeur devrait plutôt dire :  »bon débarras » ! C’est parce qu’il est doux et gentil, et excuse « l’amoureux ». Il pense que le coeur de « l’amoureux » fonctionne complètement différemment, et qu’il est peut-être lui aussi très abîmé, qu’on n’a pas réussi à le remettre en état … ?

Alors, après cela, c’est à moi de trouver le moyen de reconstruire la moitié écorchée de mon coeur. J’ai monté des échaffaudages, qui se sont écroulés.  J’ai essayé la « colle à coeur brisé » du petit chimiste (cf. Le soldat rose), mais elle n’a pas tenu. Heureusement, il y a plein de maçons dans mon entourage, et mon coeur est maintenant presque entièrement rénové.

Cependant, malgré tout, je ne regrette pas la venue de « l’amoureux » : il a fait de mon côté de coeur un petit paradis, et cela m’a rendue heureuse le temps que ça a duré. Je n’aurais jamais réussi à aménager ma moitié de coeur de cette manière toute seule !

Mais en fait, à la réflexion, il y a encore pire que tout cela : lorsque « l’amoureux » vient avec « la passion ». Dans ces cas là, mon coeur leur donne encore plus de place, et je suis obligée de ne me contenter que d’un quart de coeur. De la même manière qu’avec « l’amoureux » uniquement, nous construisons un merveilleux endroit, encore plus paradisiaque. L’endroit parfait, où l’on ne peux pas se sentir mieux. Cependant, lorsque « la passion » et « l’amoureux » dérapent, ce n’est plus la moitié de mon coeur qu’il faut reconstruire, mais les 3/4 ! 

Peut-être que mon coeur aurait dû refuser l’entrée à « la passion » et à « l’amoureux », mais lutter contre leur intrusion l’aurait affaibli. « La passion » et « l’amoureux », quand ils veulent investir un coeur, sont prêts à tout, quitte à enfoncer toutes les entrées possibles.

« Se préserver de la passion ou s’y abandonner aveuglément, laquelle de ces deux attitudes est la moins destructrice ? Je ne sais pas. » (Paulo Coelho, Onze minutes)

Publié dans : Coeur | le 9 avril, 2007 |3 Commentaires »
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